Pourquoi j'enseigne avec Netflix, Uber et la PlayStation
En cours, j'utilise des entreprises que les étudiants connaissent par cœur. Ce n'est pas un gadget : c'est ce qui transforme un concept abstrait en quelque chose qu'on comprend vraiment.
Quand j’explique la gestion de projet à mes étudiants de Bachelor, je ne commence pas par une définition. Je commence par une question : “Comment Netflix décide-t-il des séries à produire ?”
Et là, tout le monde écoute. Parce que Netflix, ils connaissent.
Le problème des concepts hors-sol
La méthode en V, le Kanban, Scrum, le Design Thinking… Sur le papier, ce sont des mots abstraits. Un étudiant peut réciter la définition de Scrum sans avoir la moindre idée de ce que ça veut dire concrètement.
Le risque, c’est l’apprentissage “par cœur sans comprendre” : ça rentre pour l’examen, ça ressort le jour J, et ça s’efface la semaine d’après. Aucune compétence réelle derrière.
Partir de ce qu’ils connaissent déjà
Alors je fais l’inverse. Je pars d’une entreprise que les étudiants utilisent tous les jours :
- Le Design Thinking ? On le travaille sur Netflix : comment réduire le taux de désabonnement en partant des vrais besoins des utilisateurs.
- La méthode en V ? On la déroule sur la PlayStation 5 : un produit aux exigences stables, où chaque phase de conception a son test associé.
- Le Kanban ? On le voit à travers la gestion des tickets de support d’une grande plateforme : visualiser le flux, limiter le travail en cours.
- Scrum ? On l’applique à une appli comme TikTok, qui sort des nouveautés toutes les deux semaines.
D’un coup, le concept n’est plus abstrait. Il a un visage, un exemple, une situation que l’étudiant peut se représenter.
Ce que ça change vraiment
Quand un étudiant comprend Scrum à travers TikTok, il ne mémorise pas une définition : il comprend une logique. Et une logique comprise, ça se transfère. Il saura ensuite l’appliquer à un projet commercial, à une entreprise qu’il ne connaît pas, à son propre cas en entreprise.
C’est toute la différence entre savoir réciter et savoir faire.
La même logique pour la vente
Ce principe ne vaut pas que pour la gestion de projet. Quand j’enseigne la vente, je ne décris pas un client théorique : je raconte des situations réelles, des rendez-vous que j’ai vécus, des refus que j’ai encaissés.
Parce que la pédagogie qui marche, c’est celle qui relie le cours à quelque chose de réel et de tangible. Un concept qu’on peut “voir”, on le retient. Un concept abstrait, on l’oublie.
C’est sans doute la chose la plus importante que j’essaie de faire en formation : ne jamais laisser un savoir flotter dans le vide. Toujours l’ancrer dans un exemple que l’étudiant peut toucher du doigt.
Vous êtes une école et vous cherchez un intervenant qui ancre la théorie dans le concret ? Échangeons.
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